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        <title>Parlons peu... - nationalisme</title>
        <description>Publications 1930-1950</description>
        <link>http://parlonspeu.blogspirit.com/nationalisme/</link>
        <lastBuildDate>Wed, 27 Feb 2008 15:41:24 +0100</lastBuildDate>
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                <title>Nationalisme et Américanisme</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Marcel Salnave)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 23 Aug 2006 15:10:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Il y a encore, tant dans la pensée des américains que dans l’opinion de certains haïtiens, une tendance à opposer l’un à l’autre nationalisme et américanisme, de telle sorte qu’un pays de cet hémisphère ne puisse jamais présenter des revendications d’ordre national voire patriotique, sans avoir aussitôt l’air de froisser l’esprit de bon voisinage ou contrarier l’entente qui peut et doit exister entre les grands et les petits pays du Continent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons beau chercher, quand à nous, que nous ne sommes pas arrivés à découvrir cet antagonisme qui pourrait, dans une certaine mesure, handicaper dans ses réclamations un petit voisin comme Haïti, par exemple. Cet antagonisme n’existe tellement pas, que les américains qui appliquent sincèrement la politique interaméricaine préconisée par le regretté Président Roosevelt, ne voient aucun inconvénient à ce que d’anciens abus résultant des contrats imposés par un impérialisme aboli, abus qui ont justement réveillé le nationalisme, continuent encore de se poser comme un obstacle à la coopération franche et loyale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’agissant d’Haïti qui, seule de toutes les nations faisant partie du continent américain subit encore l’ingérence, on ne saurait mettre au compte d’une opposition à l’américain une attitude qui s’est imposée aux fils de Dessalines et de Pétion, dès le soir sombre de juillet 1915. Que si le nationalisme haïtien ne s’est pas toujours manifesté de la même manière bruyante ou brutale, c’est là une simple question de ton qui ne change rien à la chanson, quoi qu’en dise le dicton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne cessera jamais de le répéter le nationalisme est l’attitude classique de tout peuple occupé, d’une manière ou d’une autre, en face de l’occupant. Quel que soit le bien réalisé par l’américain en Haïti, la mystique nationaliste empêchera toujours aux haïtiens de rendre hommage à la bonté de nos grands voisins, tant que persistera le régime de 1922 – c’est à dire l’Occupation Civile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos revendications nationales, pour être présentées sous une forme moins bruyante qu’avant 1929, n’ont jamais cessé de tenir l’affiche, dans nos relations avec les américains. Le “Nationalisme” doit rester “debout”, jusqu’au retrait du contrôle financier américain; car, cette attitude du peuple et du gouvernement haïtien est la garantie que notre pays offre aux autres nations du continent, à savoir que, à aucun moment Haïti n’est disposée à trahir les conventions qu’elle a signées avec elles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or la plupart de ces conventions ont concouru à créer et consolider le panaméricanisme ou mieux – pour employer un terme qui traduit tous les progrès réalisés dans la politique panaméricaine, depuis les assises tenues à Washington en 1880 – le système interaméricain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la base de ce système qui s’est confondu, comme nous venons de le dire, avec l’union panaméricaine, se trouvent “l’égalité juridique des républiques du continent et le respect mutuel des droits inhérents à leur complète indépendance.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(art.12 de la Convention de 1928 de la Havane.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En soutenant une thèse comme celle qui tient au retrait du contrôle financier, organisme qui constitue encore dans son rouage actuel une atteinte au respect et aux droits de la République d’Haïti, le gouvernement défend aussi le système interaméricain qui ne repose pas seulement sur les bases sentimentales du bon voisinage, mais qui se trouve conditionné par des conventions et des conférences panaméricaines ayant le caractère juridique de traité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(art.1 de la convention 1928 de la Havane.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abstraction faite de ce “cheveu dans la soupe”, la diplomatie haïtienne se développe dans le sens américain. Et il faut reconnaître que cette position officielle d’Haïti est plus honnête vis à vis de nos grands voisins que celle qui s’est maintes fois manifestée en d’autres milieux, consistant à opposer à l’américanisme la préférence allant jusqu’à l’adoption d’une “manière d’être” répudiée par l’américain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nationalisme haïtien n’est pas en antagonisme avec l’américanisme proprement dit. L’haïtien peut être à la fois nationaliste et américaniste. L’un n’exclut pas l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcel Salnave&lt;br /&gt;Haïti-Journal 12 décembre 1946
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                <title>Morisseau, fais attention aux silences</title>
                <link>http://parlonspeu.blogspirit.com/archive/2006/08/17/morisseau-fais-attention-aux-silences.html</link>
                <author>noreply@blogspirit.com (Marcel Salnave)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 17 Aug 2006 20:15:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Notre confrère “Le Matin”, qui a peut-être fait toute l’expérience de la valeur pratique des choses, à l’occasion des démarches actuelles du gouvernement, en vue d’obtenir le retrait du Contrôle Financier, a suggéré de laisser de côté cette question pour s’occuper, dans un esprit positiviste, de celle des barrières douanières. C’est la thèse de Morisseau Leroy, livrée aux lecteurs du grand quotidien, sous la déférente rubrique qu’il tient d’une plume alerte “Entre l’Eloge et le Silence”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Morisseau Leroy opine que l’américain ne fait pas de sentimentalité et, par conséquent les clauses du traité de 1915 ne seront pas modifiées, tandis que les barrières douanières...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les barrières douanières, elles aussi, ne seraient pas levées sans l’intervention des sentiments, car, plus que le traité et “la dette infinitésimale” qui l’a valu à Haïti, les barrières intéressent la politique économique du Colosse. Si les démarches de presque tous les pays de cet hémisphère, présentées en particulier ou collectivement, si les promesses solennellement faites en pleine assemblée des nations américaines n’ont pas eu la vertu de démolir ce barrage dressé sur le chemin du commerce interaméricain, nous ne voyons vraiment pas sur quoi repose l’optimisme de Maurisseau Leroy, quant à ce point particulier de nos relations avec les Etats-Unis d’Amérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans doute, les barrières tomberont, tôt ou tard, car le monde d’après-guerre ne va pas devoir subir ces restrictions nuisibles aux échanges internationaux, et qui handicapent si sérieusement l’ère de bien-être à laquelle aspirent tous les peuples de la terre. Mais, cela ne viendra qu’en son temps et seulement lorsque (abstraction faite de quelques rares concessions, dans des zones déterminées) les grandes puissances se seront mises d’accord là-dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre traité avec Washington est autre chose. Il nous a été imposé pendant l’occupation militaire d’Haïti et réalisé aux temps abolis de l’impérialisme, il contient des clauses qui, bien que maintes fois révisées, choquent encore violemment l’esprit de la Charte de l’Atlantique et des accords subséquents Chaputelpec, San Francisco. Il continue, ce traité, de porter atteinte au prestige et à l’orgueil national d’un peuple admis à la table des conférences internationales et qui a besoin de se sentir à l’aise pour discuter, apporter sa généreuse collaboration aux congrès qui se tiennent depuis la fin de la guerre, au profit de la paix mondiale et du bonheur de l’humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question du retrait du Contrôle Financier est primordiale et bien plus conforme aux intérêts moraux et matériels de la nation. Nos relations avec nos grands voisins, encore qu’elles soient amicales ne sont pas tout à fait normales, elles ne pourront adopter une ligne définitive qu’après le résultat des pourparlers dont il est mention ces jours-ci. Les démarches du gouvernement aboutissent-elles? Eh! bien; les haïtiens crieront: “Vive la Grande République Etoilée!” Et les rapports généralement quelconques se développeront dans une atmosphère de sympathie réciproque non encore enregistrée dans la grande histoire des Amériques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces démarches, au contraire, échouent-elles? – ce qu’il ne faudrait nullement souhaiter – nous continuerons, sans doute, à vivre en paix avec Washington; mais, cette paix imposée par l’impératif géographique, ne devrait pas mettre fin à la lutte de chancellerie dont l’opiniâtreté, du côté haïtien devrait être une discordance dans le concert panaméricain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pour le côté moral. Penser qu’il puisse en être autrement et négliger la corde sentimentale dans cette affaire intime que tout haïtien porte sur le cœur, c’est faire peu de cas de l’orgueil d’une nation qui a conquis son indépendance au prix du sang et qui, plus tard, aux jours sombres de juillet 1915 à août 1934, à la levée des troupes yankees, s’agita de toutes manières contre une occupation militaire étrangère “injustifiable et injustifiée.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le plan matériel, nos intérêts ne sont pas moins patents. On ne tient pas assez compte du fait que l’ingérence est une cause permanente de désaccord entre le peuple et le gouvernement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis Dartiguenave, les désunions graves entre le peuple et l’autorité, les désaccords entre le parlement et l’Exécutif ont leur cause profonde dans l’occupation visible ou camouflée, jusqu’à Lescot qui donna, par manque d’intelligence politique, l’occasion à un partenaire subtil de faire retomber  bruyamment sur un chef haïtien, des torts qui n’ont été et ne seront jamais imputables qu’à l’ingérence étrangère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouvernement du président Estimé désire administrer le pays selon la conception haïtienne (on ne peut rien de peuple à peuple philosophiquement parlant), même quand il dût employer l’aide technique de l’américain. Le président Estimé n’aimerait pas à cause de la persistance d’un régime illogique en matière administrative: deux têtes et deux pensées, surtout quand le partenaire haïtien est le seul tenu de rendre compte de la gestion, se trouver un jour ou l’autre, entre l’enclume et le marteau; entre l’intransigeance du partenaire étranger d’une part, et les exigences du parlement de l’autre. Ici, c’est l’expérience du passé qui le guide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, comprenons-nous très bien les démarches pressées de son gouvernement, en vue de finir avec une collaboration sur une base qui s’est constamment révélée impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment Morisseau Leroy ne l’a-t-il pas remarqué, lui habituellement si perspicace et qui a accoutumé ses lecteurs à des raisonnements plus justes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre confrère Morisseau Leroy ne joue pas en mesure dans l’orchestre nationaliste. C’est un bon instrumentiste, pourtant, et parce qu’il est en outre notre copain, nous croyons avoir le droit de lui dire qu’il n’observe pas assez les “silences...”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcel Salnave&lt;br /&gt;Haïti-Journal 30 novembre 1946
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                <title>Haïti est jeune et forte</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Marcel Salnave)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 02 Jun 2006 19:50:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    “Haïti est jeune et forte; elle est pleine de courage et de vitalité, en dépit des obstacles qui sillonnent sa route, elle avancera et conquerra l’avenir glorieux qui lui est réservé”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a plus de quarante ans que Frédéric Marcelin s’exprimait ainsi avec cet optimisme à peine contenu en face d’une situation difficile au point d’obliger le gouvernement à recourir, constamment, à des emprunts renouvelés. Loin de s’en alarmer, Marcelin, qu’on peut ranger parmi nos rares financiers lucides, trouvait au contraire dans ce système d’emprunts sur place à courte échéance, un rouage ingénieux et excellent qui permettrait à l’Etat de défrayer ses dépenses sans porter atteinte aux Services Publics.&lt;br /&gt;Car, pas une seule fois il ne douta de nos ressources qu’une politique financière et économique intelligente mettrait en valeur, tôt ou tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les responsabilités actuelles du gouvernement sont telles devant un peuple qui réclame qu’on l’instruise, qu’on le guérisse de ses maux, qu’on se dévoue, afin de lui procurer un peu de bonheur, il n’est pas juste de vouloir que le gouvernement restreigne ses dépenses. Que si argent bien dépensé signifie, en quelque sorte, économie, nous sommes d’accord avec toutes les honnêtes gens que les fonds du trésor soient strictement utilisés. Mais nous ne sommes pas d’avis de diminuer nos débours, d’embarrasser l’Administration, de la rendre inefficiente, ne pouvant entreprendre, à l’aide de nos disponibilités, les grands travaux qui dénotent partout ailleurs le désir de progresser et provoquent le bien-être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre confrère “Le Nouvelliste” a bien observé, l’autre jour, à propos de la Mission qui discute actuellement à Washington les conditions du retrait du contrôle financier, que “l’intérêt que l’opinion publique porte à cette mission se trouve augmentée du fait qu’elle attribue notre retard, pendant ces trente dernières années, à la tyrannie que subissent nos finances.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces agissements sont ceux d’un créancier soucieux de défendre ses intérêts, en veillant sur les garanties octroyées avant que d’être la conduite obligeante d’un “conseiller” et d’un ami. On peut affirmer, sans crainte d’être démenti, que les tirages extraordinaires sur les réserves, tirages qui ont permis au gouvernement d’ouvrir des chantiers un peu partout dans la République, n’ont été consentis que sous pressions des nécessités politiques. Sans la Révolution , on n’eût pas eu ces travaux de réfection de la rue des Césars et le Calvaire, – ceux de la rue Lamarre, ceux de l’Avenue Magloire Ambroise, ceux qui se poursuivent devant le Musée du Petit Séminaire et au Poste Marchand, et tant d’autres sans parler de l’Hôpital qui s’érige au Bel-Air. Et de vrai, la question se pose à savoir: Puisque ces ouvrages étaient nécessaires et qu’il y avait de l’argent pour les exécuter, même l’un après l’autre, pourquoi n’y songea-t-on jamais,  dans un esprit généreux de procurer du travail au peuple? Voilà ce qui rend perplexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Politique de la “dragée haute” pratiquée sans raison à notre endroit, dans le passé, devait finalement cette rupture entre l’opinion haïtienne même conventionniste et le contrôle financier. Non pas qu’on veuille éliminer l’aide technique américaine – puisque cette aide est reconnue encore nécessaire, sous certains rapports – mais finir, une fois pour toute avec cette aide, chaque fois que, dans les textes qui l’ont établie, elle prend ce caractère d’ingérence qui a permis à bien d’anciens officiels du traité de 1915 d’adopter une attitude incompatible avec le respect dû aux chefs d’un pays souverain. Telle doit être la position définitive d’Haïti, en présence du contrôle financier. A ces réflexions, on opposera peut-être la marge disponible prévue au contrat d’emprunt de 1922.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est à peine besoin de montrer que cette marge n’a plus sa raison d’être. Si elle se justifiait en 1922, alors que la “morte saison” provoquait ces lenteurs dans le rouage administratif susceptible de nuire à la régularité des versements sur les obligations, que nous allions émettre, on doit reconnaître que les choses ont changé depuis l’inauguration du commerce de la figue-banane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, il devient de plus en plus évident que la figue-banane (nous en avons parlé dans notre précédent article) ne tendait pas seulement à apporter une denrée nouvelle dans notre commerce d’exportation. Elle visait aussi à abolir ce qu’on appelait jusqu’en 1935, la morte saison, une expression qui a presque disparu de notre terminologie économique. Le mot a disparu avec la chose. La chose, c’étaient ces mois creux qui allaient de mai à octobre ou novembre, et où il y avait comme une sorte de léthargie dans les affaires. La figue-banane a comblé ce trou, puisque son exportation qui a lieu toute l’année, s’active surtout entre la fin de la récolte de café et le commencement de la nouvelle récolte. Mais, comme la figue-banane ne porte aucune entrave à notre café – M. Sténio Vincent, alors Président de la République, disait bien que la nouvelle denrée ne devait pas détourner le café et qu’il fallait travailler, dans l’intérêt du progrès de notre économie, à ce que notre fève restât la denrée de base de notre exportation – la figue-banane ne contrariant nullement le café, devait être d’un profit plus immédiat pour le gouvernement. Car, ce ne fut pas pour augmenter la marge disponible – bien que cela se soit offert par la force des circonstances favorables – que nos dirigeants de 1935 réalisèrent cette belle et fructueuse politique, mais bien pour créer des réserves appelées à faciliter la tâche gouvernementale, en dépit de la “tyrannie que subissent nos finances.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marcel Salnave&lt;br /&gt;Haïti-Journal 22 janvier 1947
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