30.01.2007
Propos de Catherine b. Silver
To: Marcel Salnave fils
From: Catherine b. Silver
Re: PARLONS PEU... :PUBLICATIONS 1930-1950... Ecrit par Marcel Salnave
C’est avec un grand plaisir que j’ai lu les articles de Marcel Salnave regroupés dans un volume spécial par l’un de ses fils.
Le portrait que nous gardons de lui est celui d’un homme imprégné d’une belle culture qui, en plus d’une grande connaissance de la littérature et un grand amour de la langue française, avait aussi un sens profond de la culture et de l’identité haïtienne qu’il cherchera, durant toute sa carrière journalistique, à faire apprécier.
Un des thèmes de ses articles qui me touche spécialement, est celui du rôle, primordial, de l’éducation dans la création d’une société prospère et démocratique. Comme il dit avec tant de justesse et de poésie: “Ouvrir une école c’est rendre l’homme libre.”(P.177) Dans son travail de journaliste, il essaye d’ éduquer le lecteur pour lui faire prendre conscience de son rôle essentiel dans une société ouverte et libre. Il entend aussi éduquer les élites et les gouvernements, et plus que tout, il souhaite que les journalistes puissent exprimer librement leurs idées.
Marcel Salnave est un démocrate qui soutient et défend les droits des individus. Tout en reconnaissant les droits individuels, Il pense que l’intervention de l’Etat est quelques fois salutaire, là où sa présence est jugée nécessaire pour dicter des mesures visant au bien être généralisé. Il pense aussi que le secteur privé doit être encouragé sous l’égide du gouvernement.
Son nationalisme est modéré, il rejette la violence comme solution aux problèmes sociaux. Il voyait Haïti comme étant un pays avec une identité culturelle distincte qui pouvait s’assimiler aussi bien à l’Europe qu’à l’ Amérique.
Marcel Salnave était un journaliste avec une prose claire et directe. Il savait être aussi bien un poète qu’un humaniste. Ces qualités qui le caractérisent si bien sont aussi, peut-être, la source même de son idéalisme et de ses vues, souvent, romantiques et utopiques. Vue l’histoire de Haïti, il semblerait que les forces de violence et de destruction étaient déjà à l’oeuvre, spécialement dans un monde déchiré, depuis des décennies, par des guerres multiples.
Sa vision de la société Haïtienne est malgré tout originale, et nous ne pouvons qu’espérer qu’elle devienne un jour une réalité.
Catherine b. Silver
PH.D. PROGRAM IN SOCIOLOGY
10:25 Publié dans Critique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


Commentaires
hey Papy c'est supperb!
Ecrit par : Anne sophie salnave | 27.04.2007
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